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Grand Est : Unsri Gschìcht quitte le Comité d'histoire régionale

 

9 février 2022

 

 Au moment où se déroule la consultation lancée par le président Frédéric Bierry sur la sortie de la Collectivité européenne d’Alsace du Grand Est, Unsri Gschìcht dénonce la stratégie honteuse du Comité d'histoire régionale mis en place par la Région Grand Est pour fabriquer de toutes pièces un roman grandestien, quitte cette instance et invite les Alsaciens à prendre leur responsabilité face à la falsification de leur histoire.

 

Une adhésion « pour voir »


En juillet 2019, Unsri Gschìcht intégrait le conseil des associations du Comité d’histoire régionale (CHR) du Grand Est, dans l’intention d’observer le fonctionnement de cette institution et d’y faire entendre qu’il n’existe pas d’histoire régionale du Grand Est.

Depuis le début, Unsri Gschìcht dénonce le projet d’invention d’une histoire « grandestienne » qui est contenu dans l’intitulé même du CHR : « si l’on peut admettre l’idée d’un comité régional d’histoire, il est clair qu’un comité d’histoire régionale à l’échelle du Grand Est soutient la thèse d’une cohérence historique de cette nouvelle région administrative. Il n’est pas étonnant que le Grand Est, contesté depuis sa création en 2016, se soit immédiatement doté de cette « structure unique en France » comme le CHR le revendique fièrement » explique Eric Ettwiller, président d’Unsri Gschìcht.

 

La fiction d’un Grand Est historique


En réalité, la vocation du CHR est de fabriquer de toutes pièces un roman régional, une fiction identitaire, le Grand Est ne reposant, rappelons-le, sur aucune réalité historique ni culturelle. Il s’agit, à longueur de colloques, de journées d’études et autres rencontres, de mettre dans un pot commun des petites portions d’histoire provenant de l’ensemble de la nouvelle région administrative dont le nom est, d’ailleurs, régulièrement accolé à des époques pour lesquelles il est naturellement incongru : « le Grand Est avec César », « les manufactures du Grand Est (1756-1830) », etc. … Puis on remue le tout pour brouiller tous les repères spatio-temporels et mettre en avant une soi-disant identité de « zone de frontières », dont il importe peu, au final, de savoir où elles passaient. C’est ainsi qu’on obtient, par exemple, l’effacement de la spécificité historique de l’Alsace, qui se situait dans le Saint-Empire romain germanique à l’époque où Jeanne d’Arc boutait les Anglais hors de France...

« Au lieu de donner accès aux citoyens à une histoire attachée à leur territoire et rendant intelligible le présent, le CHR invente une « nouvelle histoire grandestienne », un peu comme la IIIe République mettait en avant nos prétendus ancêtres gaulois » s’indigne Eric Ettwiller.

 

Unsri Gschìcht quitte le Comité d’histoire régionale


« Alors que les Alsaciens sont consultés sur une sortie du Grand Est, le moment est venu pour nous de dresser un bilan de deux années et demi d’appartenance au CHR et d’en tirer les conséquences » déclare le président d’Unsri Gschìcht : « nous assistons à longueur de newsletters à la construction d’un roman régional grandestien au fil de manifestations se déroulant parfois à plusieurs centaines de kilomètres de l’Alsace : pour ne pas être complice de cette falsification qui se construit sous nos yeux, il est temps de quitter cette mascarade ».
Unsri Gschìcht espère que les sociétés d’histoire alsaciennes feront le choix de la cohérence et de la lucidité.

 

Unsri Gschìcht, pour une histoire factuelle de Alsace


Face à la volonté du président du Grand Est de « construire le fait régional » en écrivant un prétendu « récit commun » - selon les termes d’un appel d’offre de plus d’un demi-million d’euros lancé par le conseil régional en 2019 -, Unsri Gschìcht estime que seule une Région Alsace hors du Grand Est sera à même de mener des politiques scolaire, culturelle et mémorielle permettant aux Alsaciens de renouer avec leur histoire, leur langue régionale et leur vocation européenne. « Il est de la responsabilité de tous les Alsaciens de participer à la consultation lancée par la CEA », conclut Eric Ettwiller. 


 

Dans L'Ami Hebdo du 13 février 2022 :